Nuit des copistes, c’est fini !

Me voici de retour de la nuit des copistes au musée des beaux-arts de Dole. Quelle belle expérience, de belles rencontres, des échanges intéressants, notamment avec un restaurateur qui m’a expliqué que le tableau que je copiais n’avait jamais été restauré et de ce fait, les couleurs ne sont pas celles d’origine. Il faut savoir qu’un tableau peint à l’huile est vernis, celui-ci avait déjà près de 215 ans, le vernis en vieillissant jaunit et altère les couleurs. C’est pourquoi la couleur du fond n’est pas vert à l’origine comme on pourrait le croire en regardant le portrait de Jean-Baptiste Prieur, il devait y avoir du bleu (bleu + jaune = vert).

Je suis arrivé vers 16h40, le temps de m’installer, de faire un tour pour voir ce que les autres ont choisi, d’échanger un peu de ci, de là et me voici tremblante devant mon chevalet, quel trac ! Il va bien falloir m’y mettre. J’ai commencé à préparer mes peintures, quelques mélanges, ensuite je me lance dans une ébauche à l’huile très diluée et me voici à essayer de copier ce magnifique portrait …

J’ai bien démarré mais petit à petit avec la fatigue, plus de 5 h 30 debout  devant le chevalet ou auprès d’autres peintres, les questions et les remarques des uns et des autres, ma concentration s’est dissipée ….

Ma conclusion  : si c’était à refaire, je n’hésiterai pas à m’y inscrire.

Un journaliste s’était approché de moi et m’avait posé quelques questions concernant ma participation à cette nuit des artistes, ce que cela m’apporte, ce que je pense de cette initiative, mon ressenti. Il a également fait une photo de moi faisant semblant de peindre.  😀  Je suis curieuse de lire son article  ….

Les participants étaient de tout niveau, il y avait des amateurs comme moi ainsi que des professionnels, certains ont choisi des tableaux très difficiles avant une multitude de personnages, je me souviens d’une double étude de tête de vieillards de Jacob Jordaens, une personne le peignait à l’huile tandis qu’une autre avait choisi les pastels, c’était magnifique !

Voici quelques photos de ma peinture réalisée sur place.

Bien évidemment il y a une multitude d’erreurs mais, une fois n’est pas coutume, je suis très contente de moi ! 😀

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Stage de portrait à Martué

Si vous aimez le portrait, que ce soit en dessin ou en peinture, ce stage pourrait vous intéresser, il est organisé par l’ASBL La Gaumette et se déroule du jeudi 30 juillet au samedi 1er août 2015 à Martué près de Florenville, en Belgique. Ce stage est animé par  Marina Osadtchouck dont voici le site : L’être. Je vous invite à le visiter.

Marina Osadtchouk  a  travaillé pendant 11 ans en tant que restauratrice de tableaux anciens, tout en continuant à peindre. Depuis 3 ans elle se consacre uniquement à la peinture. Son dernier travail sur le portrait a été salué par le premier prix au concours artistique de la commune d’Uccle, fin 2012. Marina Osadtchouk anime l’atelier portrait à l’asbl La Gaumette, je m’y suis inscrite cette année, en janvier 2015, j’adore y aller, son approche est académique tout en respectant notre sensibilité artistique, nos aptitudes ou nos erreurs ;). Elle a pour objectifs de nous donner la possibilité d’exprimer notre créativité à  travers  l’art du portrait ou de l’autoportrait, en nous rappelant les œuvres de référence de l’histoire de l’art ainsi que de nous donner ou perfectionner les bases  et les moyens techniques et artistiques pour être libre de  créer.

Nous y travaillons le portrait en dessin mais aussi en peinture, à chacun sa technique, que ce soit l’aquarelle, l’huile, les pastels, l’acrylique. On y étudie également les couleurs, tout un programme.

Pour en savoir plus sur ce stage, cliquez sur le lien : Stage de portrait à Martué.

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Tête de Cheval 2

Après avoir dessiné de façon un peu rapide une tête de cheval au crayon graphite, voir mon article ICI , j’ai tenté l’expérience de faire la même tête de cheval mais cette fois en utilisant mes Panpastels ainsi que des crayons pastels pour souligner quelques détails.  En rédigeant cet article je m’étais lancé le défi de refaire le même sujet aux pastels, à l’aquarelle ainsi qu’à la peinture à l’huile. Vais-je y arriver ? En tout cas le premier objectif est atteint, il ne m’en reste plus que deux !  🙂

Si vous ne connaissez pas les Panpastels, j’en parle dans un de mes précédents articles, ICI.

La photo ne rend pas bien la couleur de l’arrière-plan qui est d’un vert plus intense et très bizarrement, les quelques traits noirs ressortent plus que dans la réalité.  😦

Tête de cheval aux Panpastels
Tête de cheval aux Panpastels

 

Tête de cheval

Cela fait longtemps que je n’ai plus fait de dessin au graphite, j’ai ressorti hier mes crayons afin de faire une étude d’une tête de cheval, question de sentir les difficultés que je pourrais rencontrer si l’envie me prenait d’en faire un pastel, une aquarelle ou une peinture à l’huile. Ou les trois ?  😀  Cela pourrait être intéressant de comparer les interprétations différentes d’un même sujet. Ce dessin je l’ai fait à main levée, sans mise à carreau, uniquement le regard, l’observation et l’envie de se faire plaisir. D’après une photo personnelle prise dans le Cantal, après lui avoir parlé il s’est tourné vers moi,  c’est ainsi que j’ai pu prendre cette photo. Par rapport au modèle, j’ai très légèrement raccourci la longueur de sa tête, l’oreille n’est pas complète, une fois de plus,  la feuille était trop petite 😀 .

Crayons graphites 4B, carnet de croquis A4 de Sennelier.

Tête de cheval

 

Je me rends compte après avoir publié cet article (publié le 3 octobre 2014) qu’il y a un petit problème au nez du cheval, je vais tenter de corriger et je mettrai une seconde photo ci-dessous.  (le 06 octobre 2014)  Affaire à suivre ….   😉

Ciel ! Ciels ! Cieux ?

Exercices à l’aquarelle, un ciel, deux ciels, trois cieux ?

Arttutor, le site anglais de peinture et de dessin en ligne, conçu par Bob Davies et son équipe, a revu sa manière de transmettre leur expérience et leurs connaissances dans différentes techniques de peinture comme l’aquarelle, la peinture à l’huile, l’acrylique, les pastels, les crayons de couleurs et le dessin. Ils ont créé et structuré leurs cours en académies comprenant une méthode à suivre, des vidéos, des conseils, des exercices, des travaux à faire et à conserver si l’on veut obtenir à la fin de l’étude un certificat. Les cours ont été revus et je trouve leur approche bien pensée et intéressante d’un point de vue apprentissage. J’ai donc parcouru l’académie d’aquarelles car c’est la première et actuellement la seule à être en ligne, les autres vont s’ouvrir prochainement. Après avoir visionné les vidéos d’aquarelle concernant le paysage, je me suis décidée à faire quelques essais de ciels à l’aquarelle sur des petits formats, des A5.  Pourquoi des petits formats ? Parce que ce ne sont que des exercices et que c’est plus économique ! 😀

Durant les jours qui vont suivre je mettrai en ligne mes différents exercices, que ce soit de dessin ou de peinture à l’aquarelle ou autre technique.

Quelques ciels … A une, deux, plusieurs couleurs ? D’abord les ciels à une couleur, en essayant d’y ajouter un petit paysage :

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Papier Daler-Rowney, Aquafine, grain fin,   300 g/m²
Aquarelles Winsor & Newton
 

 

Transférer un dessin ou une photo

Voici plusieurs méthodes pour transférer sa référence photographique ou son dessin sur son support à peindre, que ce soit une feuille, une toile, un panneau mdf ou autres.

La première méthode est celle de la mise à carreau.

La seconde utilise un projecteur depuis son ordinateur (il existe aussi des projecteurs qui permettent de projeter une photo sans passer par son ordinateur).

La troisième est l’utilisation d’un papier carbone que vous posez sous la référence.

La quatrième  : le dessin à main levée.  🙂

Ces quatre méthodes sont expliquées par Jason Morgan, artiste peintre animalier, il a eu la générosité de partager ses méthodes via une vidéo, elle est en anglais mais l’image suffit, vous pouvez  la voir ci-dessous et plus bas, 2 vidéos en français.

 

Il existe d’autres méthodes, le papier calque, le transfert ou report fait à la peinture (pour les peintures à l’huile) que vous trouverez ICI, ou si vous préférez vous pouvez regarder la vidéo de David Gray :

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Il y a également ces 2 vidéos qui sont en français :

la première sur la mise à carreau en tant que procédé d’agrandissement :

la seconde sur le transfert d’image :

 

Bonne découverte !

 

 

 

Une pomme verte

Nouvel essai à la peinture à l’huile suivant la technique d’Alexei Antonov, technique des grands maîtres flamands du  16è – 17è  siècle (Rubens, Van Dyck, Snyders),  dont je vous parle dans un article précédent : « Un pot à l’huile ».

J’avais déjà peint par le passé une pomme non pas verte mais rouge qui se mirait dans un emporte-pièce, voir l’article : « Pomme ». Cette peinture étais faite lors d’un stage de peinture à l’huile organisée par Piet Herzeel, créateur du site de dessin en ligne Signus.

Cette pomme verte est donc mon second essai selon la technique d’Alexei Antonov et je ne sais si le sujet était plus facile mais j’ai rencontré moins de difficulté que lorsque j’ai peint le pot. Pour s’en rendre compte il faudrait que je refasse ce pot ! 😉 . Egalement réalisée sur du carton gris de récupération sur lequel j’ai passé plusieurs couches de gesso que j’ai poncées à partir de la 4è couche.

Petit rappel des différentes étapes  :

1- dessin au crayon

2- dessin à l’encre, afin de fixer le dessin qui risque de disparaître avec l’imprimatura ou plus tard lors des différentes étapes peintures.

3- imprimatura :  la première couche d’huile dans la technique de la peinture flamande, de teinte olive neutre. Le degré de contraste et la luminosité de cette étape doit être choisie en fonction de la plus grande zone de lumière du tableau une fois terminé.

4-première couche terre d’ombre brûlée, à utiliser comme de l’aquarelle. C’est celle qui actuellement me pose le plus de difficulté car elle sèche très vite et je n’arrive pas à lisser ou estomper la peinture à temps. A chaque fois elle est sèche. Et comme le dit si bien Alexei Antonov : « Ne pas utiliser la couche suivante pour corriger les erreurs de la couche précédente, mais faire la couche précédente de manière à faciliter le travail dans la couche suivante. »  A méditer ! 🙂

5-deuxième couche terre d’ombre brûlée.  Me pose également problèmes à cause du séchage rapide de la peinture.

6-« dead layer » ou couche neutre (c’est mon interprétation car je n’ai pas trouvé de traduction sauf couche morte). Je ne comprends pas l’utilité de cette étape, j’ai l’impression d’effacer ou de recommencer les deux couches précédentes.

7-première couche de couleurs

8-seconde couche de couleurs

9-couche de finition avec travail des détails

Voici donc cette pomme verte :

 Pomme verte (9)

Mosaïque des différentes étapes  :