La petite carafe

Une petite carafe qui me faisait un clin d’oeil et me dit dans mon oreille : peins-moi ! Je n’ai pas hésité, elle était tellement craquante. 😉 Je l’ai placée devant et j’ai un fait un croquis que j’ai peint à l’aquarelle par la suite. C’est donc un exercice de dessin et de peinture sur le motif, le sujet était tout joli. 🙂

Voici mon croquis au crayon graphite sur papier aquarelle, de petite dimension pour un petit motif 😉  A5 :

01 Petite carafe

 

Suivi de l’aquarelle finale, sur papier Daler-Rowney, Aquafine, 300g/m², Aquarelles Winsor & Newton :

 

02 Petite carafe

Travailler sur le motif, en voilà une bonne idée !  😀  Elle m’est venue en regardant les vidéos de l’académie aquarelle sur Arttutor.com, il y a tout une série de vidéos sur la peinture de natures mortes.

 

 

Une pomme verte

Nouvel essai à la peinture à l’huile suivant la technique d’Alexei Antonov, technique des grands maîtres flamands du  16è – 17è  siècle (Rubens, Van Dyck, Snyders),  dont je vous parle dans un article précédent : « Un pot à l’huile ».

J’avais déjà peint par le passé une pomme non pas verte mais rouge qui se mirait dans un emporte-pièce, voir l’article : « Pomme ». Cette peinture étais faite lors d’un stage de peinture à l’huile organisée par Piet Herzeel, créateur du site de dessin en ligne Signus.

Cette pomme verte est donc mon second essai selon la technique d’Alexei Antonov et je ne sais si le sujet était plus facile mais j’ai rencontré moins de difficulté que lorsque j’ai peint le pot. Pour s’en rendre compte il faudrait que je refasse ce pot ! 😉 . Egalement réalisée sur du carton gris de récupération sur lequel j’ai passé plusieurs couches de gesso que j’ai poncées à partir de la 4è couche.

Petit rappel des différentes étapes  :

1- dessin au crayon

2- dessin à l’encre, afin de fixer le dessin qui risque de disparaître avec l’imprimatura ou plus tard lors des différentes étapes peintures.

3- imprimatura :  la première couche d’huile dans la technique de la peinture flamande, de teinte olive neutre. Le degré de contraste et la luminosité de cette étape doit être choisie en fonction de la plus grande zone de lumière du tableau une fois terminé.

4-première couche terre d’ombre brûlée, à utiliser comme de l’aquarelle. C’est celle qui actuellement me pose le plus de difficulté car elle sèche très vite et je n’arrive pas à lisser ou estomper la peinture à temps. A chaque fois elle est sèche. Et comme le dit si bien Alexei Antonov : « Ne pas utiliser la couche suivante pour corriger les erreurs de la couche précédente, mais faire la couche précédente de manière à faciliter le travail dans la couche suivante. »  A méditer ! 🙂

5-deuxième couche terre d’ombre brûlée.  Me pose également problèmes à cause du séchage rapide de la peinture.

6-« dead layer » ou couche neutre (c’est mon interprétation car je n’ai pas trouvé de traduction sauf couche morte). Je ne comprends pas l’utilité de cette étape, j’ai l’impression d’effacer ou de recommencer les deux couches précédentes.

7-première couche de couleurs

8-seconde couche de couleurs

9-couche de finition avec travail des détails

Voici donc cette pomme verte :

 Pomme verte (9)

Mosaïque des différentes étapes  :

Un pot à l’huile

Pot (11) Une série de peinture à l’huile, des études faites en suivant ou en essayant de suivre la méthode d’Alexei Antonov.  La première étude est un pot, je crois qu’il doit être en terre cuite, je l’ai fait d’après photo.  Qui est donc cet artiste spécialisé dans les natures mortes et les portraits selon la technique des grands maîtres flamands ?

Né en Russie en 1957, il est entré au « State Art College » à Baku où l’on enseigne la peinture impressionniste, réaliste et abstraite cependant on n’y enseigne pas la peinture classique. En 1976,  après avoir obtenu son diplôme, il a travaillé à l’Institut de Recherches en Design à Moscou. De 1986 à 1990 il a travaillé en tant que graphiste et illustrateur pour des magazines.  Il était cependant très intéressé par la technique des grands maîtres tels que Pierre-Paul Rubens, Antoine Van Dyck , et Frans Snyders.  C’est surtout suite à la rencontre d’un autre peintre, Nikolai Shurigin,  artiste connu en Russie qu’il a énormément appris sur cette technique. Il vit aux Etats-Unis depuis 1990 et ses œuvres font parties de collections privées dans de nombreux pays à travers le monde.

Je l’ai découvert en faisant des recherches aux sujets de la technique des peintres flamands, sur le net, voici ses différents sites :

http://www.artpapa.com/

http://antonovart.com/

https://www.facebook.com/alexei.antonov

http://1art.com/

J’ai profité de 4 Ebook gratuits qu’il met à disposition sur l’un de ses sites et si vous aimez vous aussi cette technique, profitez de ce généreux partage :

1  Step by Step Exercise Template E-Book  (Pot) Free demonstration

 2 How to paint an apple in classical technique Free demonstration

 3 Pink rose with ant classical technique Free demonstration

  4 How to paint a glass Free demonstration

Sa technique, qu’il nomme la technique des 7 couches, n’est pas facile à suivre lorsque l’on débute en peinture à l’huile, je trouve qu’elle s’adresse plus à des personnes expérimentées.  Je l’ai testée en commençant par ce pot en terre cuite, que je vous laisse découvrir. Entre chaque couche il laisse reposer sa peinture durant 7 semaines, de manière à ce qu’elle soit bien sèche.  Avant de commencer il l’enrichit  d’huile de lin.

Le support que j’ai utilisé n’est pas celui dont je vous ai déjà parlé dans un article précédent : Portrait à l’huile : étape 1, mise en place. Cette fois j’ai utilisé un carton gris de récupération sur lequel j’ai passé 5 couches de Gesso que j’ai poncées à partir de la 4è de manière à avoir une surface lisse. J’ai poussé ma curiosité jusqu’à ne pas tout poncer correctement afin de voir si cela donnait des effets de matières intéressants. Pour la suite j’ai tenté de suivre la méthode d’Alexei Antonov, je dois reconnaître que ce ne fut pas facile, je suis passée maître en matière de transformation : commencer par un pot tout en largeur et terminer par un tout en rondeur !  😉

Les différentes étapes :

1- dessin au crayon

2- dessin à l’encre, afin de fixer le dessin qui risque de disparaître avec l’imprimature ou plus tard lors des différentes étapes.

3- imprimatura :  la première couche d’huile dans la technique de la peinture flamande, de teinte olive neutre. Le degré de contraste et la luminosité de cette étape doit être choisie en fonction de la plus grande zone de lumière du tableau une fois terminé.

4-première couche terre d’ombre brûlée, à utiliser comme de l’aquarelle

5-deuxième couche terre d’ombre brûlée

6-« dead layer » ou couche neutre (c’est mon interprétation car je n’ai pas trouvé de traduction sauf couche morte)

7-première couche de couleurs

8-seconde couche de couleurs

9-couche de finition avec travail des détails

Quand j’avais terminé je n’étais pas contente du résultat et j’ai donc un peu retravaillé mais je ne sais si j’ai bien fait car j’ai amélioré certains points et puis abîmés d’autres.

La règle d’or d’Alexei Antonov, c’est de ne pas utiliser la couche suivante pour corriger les erreurs de la couche précédente, mais de faire la couche précédente pour faciliter le travail dans la couche suivante.

Voici d’abord l’avant-dernière photo et ensuite la dernière, avec en-dessous une mosaïque reprenant chaque étape.

Pot (10)

Pot (11) B

Atelier peinture de 2009

Après avoir participé au stage de juillet 2009 organisé par un atelier de peinture à Bruxelles, je m’y étais inscrite durant un trimestre.  Au départ nous avons fait de nombreux croquis d’après nature dans un carnet de dessin de format A3. Le dernier mois, c’est à dire en décembre 2009 nous avons enfin pu peindre. Voici les réalisations faites durant ce mois, ce sont deux petites natures mortes faites sur le vif, le premier tableau a été abîmé par une personne peu scrupuleuse, elle l’a fait tomber sur le sol et ma peinture a été couverte de poussières et autres saletés, il a fallu tout nettoyer à l’essence de térébenthine, malheureusement la première couche en a souffert ainsi que le tableau final. J’en ai donc recommencé un second, sorte de déclinaison du premier. Comme lors du stage, nous avons peint sur de la toile fixée à une planche à l’aide d’une bande adhésive.

Voici la première peinture :

Et voici la seconde :

Ces peintures ont pour dimensions, environ, 22 x 24 cm et ont été réalisées à l’huile et au médium mélangé pour 50% à l’essence de térébenthine rectifiée.

Il ne s’agit nullement de peinture selon la technique des primitifs flamands, celles-ci sont en cours …

Nature morte à la noix, les alkydes

Me voici arrivée à une phase que je n’aime pas beaucoup, c’est celle des alkydes.  La peinture alkyde est fabriquée  à base de pigments et de résine alkyde modifiée à l’huile et peut être diluée à l’aide de solvant habituel pour peinture à l’huile. On leur trouve des qualités de transparence, de séchage rapide et de fluidité (source le site de Windsor et Newton). Or c’est justement l’inverse qui m’a gêné lors de mon premier stage organisé par Signus, je trouvais ce médium « difficile » à peindre. Le médium que j’utilise avec la peinture alkyde, c’est du liquin qui est censé augmenter la transparence des couleurs ainsi que leur fluidité mais qui accélère le temps de séchage, peut être est-ce la raison de mes difficultés ?

Voici une photo de cette phase terminée, comme je ne travaille pas facilement à l’alkyde la qualité de ma peinture s’en ressent mais je compte bien rattraper cela lors de la phase à l’huile, celle que je préfère.

Phase peinture aux alkydes

Je n’ai travaillé que les objets aux alkydes, on peut également faire l’arrière-plan mais ce n’est pas nécessaire. Je ne savais vraiment pas comment j’allais aborder cette bogue, je me suis dit qu’il s’agit d’un objet rond, qui a donc un volume, c’est tout ce que j’ai essayé de faire ici, le reste j’espère l’améliorer plus tard.

Je n’aime pas cette phase et cela se ressent dans le résultat final, mais ne désespérons pas ….   😉

La phase suivante est celle de l’arrière-plan, affaire à suivre !

Concernant les alkydes, si quelqu’un peut me dire quel est l’intérêt de son utilisation, j’attends votre réponse avec impatience, je n’en ai aucune idée et j’aimerais en savoir plus. C’est également le cas pour la phase acrylique, sauf que nous savons que l’acrylique est plus maigre que l’huile et permet de respecter la règle du gras sur maigre, mais par rapport à l’huile diluée à la térébenthine, quel en est l’avantage ? C’est peut être la même raison pour les alkydes, j’ai remarqué que cela enrichissait la peinture, actuellement je réalise une nature morte sans alkyde et l’effet est plus « plat », la peinture moins « riche ».

Une peinture à la noix, le fond et le dessin

Le matériel est prêt, plusieurs croquis de la nature morte ont été réalisés, dont le croquis final, me voici enfin prête …  Avant de commencer à vous expliquer la suite de mon aventure, il faut que je vous rappelle une base essentielle de la peinture à l’huile : peindre gras sur maigre.

Première étape :  le fond.

Celui-ci a été réalisé à l’acrylique, de l’ocre jaune, diluée à l’eau. On peut se poser la question mais pourquoi utiliser de l’acrylique, je crois que la raison est simple, c’est parce que c’est plus maigre que de la peinture à l’huile même très diluée à la térébenthine, autre façon de peindre le fond. C’est ainsi que je l’ai appris et c’est ce que j’applique actuellement.

Voici mon fond à l’ocre jaune :

Fond acrylique, ocre jaune

Seconde étape : le report du dessin

Quand le fond est bien sec, je passe à l’étape suivante : le report du dessin.  Je connais actuellement deux façons de procéder, soit on dessine directement sur le panneau, soit on réalise son dessin sur du papier et ensuite le reporte sur le panneau.

Les objets étant difficiles pour moi, j’ai préféré le réaliser sur papier car à force de gommer je risque d’abîmer le fond. Le report, je l’ai fait au calque mais on peut également le réaliser directement au crayon sur le panneau en s’aidant de la méthode du quadrillage.

J’ai donc pris une feuille de papier calque et j’ai décalqué mon dessin, ensuite je l’ai retourné. A l’aide d’un mélange réalisé à la peinture à l’huile et au White Spirit, j’ai passé un trait large au pinceau sur les lignes du dessin. Quand le White Spirit est totalement évaporé, j’ai retourné mon calque et je l’ai déposé sur le panneau, grâce à un objet à pointe dure je suis repassée sur les lignes du dessin de manière à ce que celui-ci soit inscrit sur le support.  J’ai utilisé un crayon à mine dure. Etant donné que mon fond est ocre, j’ai utilisé une couleur terre de sienne pour faire le report de manière à ce qu’il ressorte bien. Cette phase de report à la peinture, je l’ai découverte lors d’un stage organisé par Signus, à Bruxelles.

Dessin décalqué

Je n’ai malheureusement pas fait de photo du calque enduit de peinture diluée au White Spirit.

Pour ma facilité,  je fixe mon panneau sur la planche en bois de mon chevalet à l’aide d’un  tape double face, que je colle au dos, comme sur la photo qui suit.

Tape double face

Me voilà enfin prête à peindre !

La suite dans un prochain article qui sortira très vite, j’y parlerai de la phase suivante aux alkydes et du travail de l’arrière plan.

Nature morte à la noix, les objets

Me voilà avec 15 panneaux de mdf prêts à peindre ! J’ai de quoi travailler, encore faut-il trouver un sujet. Le choix des objets n’est pas toujours simple, que faire ? Je regarde autour de moi mais je n’ai pas de coup de coeur, c’est très embêtant car je fonctionne beaucoup au coup de coeur, j’aime ou je n’aime pas, ce n’est pas la peine de commencer une peinture d’objets qui ne vous sourient pas.  Je me souviens avoir eu bien des soucis avec le blanc lors des derniers stages organisés par Signus, stages durant lesquels j’avais réalisé une nature morte composée d’une pomme, d’un emporte-pièce, le tout déposé sur un essuie de cuisine, de couleur blanche. Cette nature morte vous pouvez la voir dans un article précédent ou dans mon portfolio.

Alors, pourquoi ne pas travailler le blanc ? Eureka, l’idée a germé.

Voici ma première idée, accompagnée d’un croquis d’étude :

L’objectif de ce croquis était de travailler l’ombre et la lumière.

Finalement voici mon choix définitif :

Les objets sont tous des petits coups de coeur, mais quelle idée : une bogue de châtaigne, une noix, un pot et une coupelle, tous les deux blancs, une toute petite bouteille contenant de l’huile … de noix ! 😀  Trois pics à apéritif posés devant, encore un coup de folie ! 😀

Après cela il me faut travailler le dessin, faire des croquis et encore des croquis  … Quand je suis enfin contente d’un croquis, je décide de me lancer dans la réalisation de ma peinture à la noix !

Vous me suivez toujours ? Alors procurez-vous le matériel nécessaire …

De quel matériel avons-nous besoin ?

Chevalet et support pour les objets
Carton pour l’arrière-plan
Panneau mdf
Tablier et chiffons
Pinceaux et brosses
Peinture à l’huile et médium
Alkydes et Liquin
Peinture acrylique (pour le fond)
Palette
Térébenthine et savon de Marseille (pour nettoyer les pinceaux)
White Spirit et papier calque (pour le report)
Standolie ou huile de lin polymérisée
Huile de lin raffinée et vernis à retoucher
Crayons pastels aquarellables
Palette (en bois, en opaline, en verre ou plastique transparent ou noir et blanc) et appuie-main

Voici une photo de mon appuie-main, en bois, que j’ai réalisé moi-même, il s’agit d’une sorte de pont, c’est très pratique, il ne faut pas l’accrocher il se dépose par dessus le panneau mdf.

Ma palette « noir et blanc » que j’ai faite en utilisant un cadre pour photo et j’y ai mis une page blanche et une page noire. C’est très pratique cette palette, quand vous préparez vos mélanges, après l’avoir déposé sur votre tableau vous vous rendez compte que ce n’est pas la bonne teinte, grâce à cette palette noir et blanc, si vous devez déposer votre mélange sur une couleur foncée, vous la déposez sur votre palette, partie noire, et sur la partie blanche si c’est sur un fond clair. Un petit truc utile ..

Je vous laisse un peu de temps pour assembler tout ce matériel et je vous donne rendez-vous dans quelques jours, ici.  😀